LE TRAINEAU BAS-DAUPHINOIS

Avant l'avènement de l'automobile et du tracteur, les familles bas-dauphinoises possédant une ferme et un cheval utilisaient toutes un traineau pour effectuer le moindre transport, voire même pour se déplacer.

Les charrons locaux ont développé un traineau muni de trois roues, que l'on ne retrouve pratiquement nulle part ailleurs. L'essieu arrière était muni de roues de moyennes dimensions permettant l'installation d'une plateforme relativement basse pour en faciliter l'accès. L'unique roue avant était fixée comme une poulie, dans une chape qui traversait l'extrémité du longeron, et conservait toute liberté de rotation. Ce véhicule n'était pas muni de brancard. Un palonnier était accroché sur le haut de la chape et des traits en grosse corde rejoignaient le collier du cheval. Ce dispositif ne permettait pas de marche arrière mais cette manoeuvre était rarement nécessaire en raison de la grande maniabilité de l'ensemble. L'absence de brancard obligeait aussi les conducteurs à freiner dans les moindres descentes pour que le traineau ne percute pas l'animal. Le conducteur et un passager s'asseyaient de part et d'autre de l'avant du longeron, tout près de la petite roue directrice. Les freins à patins sur les roues arrière étaient actionnés par une timonerie et un levier positionné à l'avant de la plateforme accessible de la position assise mais aussi en marchant à côté.

Ce traineau était tellement pratique que son utilisation était quasi quotidienne, pour transporter les instruments agricoles, pour rentrer des récoltes, pour livrer des clients, pour s'approvisionner, pour se déplacer tout simplement lorsque l'on avait des difficultés à marcher ou à pédaler sur une bicyclette.

 

 

 

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