LES MÔLES
Le nom du quartier des Môles semble provenir de "meules" ou
"moulin". En effet c'est ici que les moines de Saint-Theudère
avaient installé leur moulin à grains. Ils y centralisaient leurs
nombreuses récoltes et ils préparaient leur farine.
Ce moulin était entrainé par une cascade s'écoulant d'un
petit étang artificiel, alimenté par un chef-d'oeuvre de canal
qui longeait la colline du Fayet, de Vibray et d'Arcisse et prenait sa source
dans les bois des Anthays.
Ce moulin fut démantelé quand il cessa son activité, on
trouve encore dans les vieilles maisons du quartier les énormes meules
en pierres qui broyaient les céréales.
L'installation hydraulique fut ensuite réutilisée jusque vers 1960 pour entrainer une scierie de long. On devine sur les photos 1 et 2 quelques troncs en attente d'être débités.
Le premier grand changement de la physionomie du quartier fut la construction
de la poste vers 1930.
La photo suivante nous montre l'ancienne poste tout de suite à droite en montant, juste derrière l'épicerie du coin. On devine sur la gauche le terrain vague qui va recevoir le nouvel édifice.
A la fin des années 1960 on procèdera à la démolition
du café Quereyre, qui porte l'enseigne de l'auberge Neyret sur la photo
4.
L'espace libéré sera utilisé à la construction de la Maison pour Tous et des vestiaires pour les footballeurs
Face à la nouvelle poste, sur la route d'Arcisse, éxistait la
bascule publique comme nous le montre la photo 5. Ce service a fonctionné
jusqu'aux années 1970 avant de succombé à l'aménagement
et la sécurisation du carrefour routier.
Les habitations collectives du quartier, le long de la route de Trieux ne figurent pas encore sur nos documents, leurs premiers habitants n'ont pu emménager qu'en janvier 1972.
Nous terminerons par une vue aérienne du quartier que l'ont peut dater
d'environ 1960 grâce au fourgon du boucher qui stationne sur la petite
place.